“En 2025, la France aura perdu un médecin généraliste sur quatre”
Malgré les efforts des collectivités locales pour remédier à la pénurie croissante de praticiens, la désertification s’accentue dans tous les départements français.

La France aura perdu un médecin généraliste sur quatre d’ici à 2025, relate Le Monde daté du 3 juin 2016. Selon le conseil national l’ordre des médecins (CNOM), le nombre des généralistes a déjà diminué de 8,4 % entre 2007 et 2016 et cette baisse est destinée à se poursuivre dans quasi tous les départements, particulièrement à Paris.

Malgré les efforts des élus locaux (locaux neufs mis à disposition, loyers offerts, primes à l’installation de plusieurs milliers d’euros,…), les propositions émises par l’Etat et par l’Assurance-maladie (qui envisage l’instauration d’une prime forfaitaire de 50 000 euros pour les praticiens qui s’installeraient dans les zones sous-dotées) et le développement des maisons de santé, cette évolution semble “inexorable”.

Le phénomène s’explique en partie par un numerus clausus longtemps insuffisant, explique le quotidien, mais aussi par l’aspiration des jeunes générations de médecins à vivre le métier autrement, avec plus de facilités et une qualité de vie meilleure.

A cela s’ajoute la désaffection pour l’exercice libéral de la profession, comme en témoigne la hausse de 5,3 % du nombre de généralistes salariés sur la période 2007-2016.

A Paris, ce sont surtout les prix de l’immobilier qui découragent la profession. D’où le dispositif Paris Med voté par la mairie de Paris, qui accorde 15 000 euros et un loyer plafonné dans des locaux proposés par la municipalité aux médecins exerçant à plusieurs en secteur 1 (conventionné). Réponse à la détérioration de la situation, cette incitation à la création de maisons de santé ne sera toutefois pas le remède miracle :

“Ce n’est pas à une collectivité locale de donner envie à un jeune médecin libéral de s’installer”, met en garde Bernard Jomier, adjoint à la santé à la mairie de Paris, dans les colonnes du Monde.

Une évidence que ne conteste pas le conseil national de l’ordre des médecins, qui en appelle à une “vaste réforme” du système. A commencer par la formation, qui devrait inclure des stages en dehors de l’hôpital pour faire découvrir aux étudiants “un métier qu’ils ne connaissent pas”.

 

Voir l'article du journal Le Monde.fr

 

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