nicole bachten

Philippe Martin – Nicole, vous êtes un des piliers de l’Association Santé Charonne (A.S.C.). Comment avez-vous connu l’A.S.C. ?

Nicole Bachten L’A.S.C. est née à la suite d’une enquête sur les besoins de santé de la population du quartier Charonne réalisée en 1972. J’avais des amis qui étaient membres de l’A.S.C. depuis plusieurs années et qui m’en avaient parlé. Mais, en fait, mon premier contact direct avec l’A.S.C. s’est produit en 1980 lors d’une consultation médicale personnelle avec l’un des médecins du centre.

PM – A quel moment vous êtes-vous engagée dans le fonctionnement de l’association ?

NB En 1982, la secrétaire de l’époque, Geneviève, est partie à Nantes. J’avais été secrétaire dans une entreprise du quartier pendant de nombreuses années. J’ai accepté d’assurer le secrétariat de l’association, puis, je suis entrée au Conseil d’administration.

PM – Quelles étaient les orientations de l’association à ce moment ?

NB Nous étions surtout attentifs au bon fonctionnement du "projet". Sur les bases de l’enquête de 1972 nous voulions développer une médecine qui prenait le temps d’écouter les malades et de les informer sur le plan de la santé. Les médecins devaient rester dans le secteur 1 (tarif de base de la Sécurité sociale). Ils ont développé un réseau de relations avec les hôpitaux proches.

PM – Quels ont été les bons moments et les passages difficiles ?

NB Nous avons connu des moments de réflexions euphoriques, mais aussi des périodes difficiles sur le plan financier, avec la course aux subventions dont le niveau et le renouvellement étaient toujours incertains. Heureusement, Antoine Lejay, le président de l’A.S.C. à cette époque, avait des relations dans les ministères. Je l’ai accompagné dans ses démarches en tant que présidente adjointe. Mais, il est arrivé que les administrateurs avancent de l’argent pour assurer le paiement du salaire de la secrétaire du cabinet médical.

PM – En arrivant dans l’A.S.C., on est surpris par les différentes activités proposées dans les ateliers. Comment ces activités ont-elles démarré ? Quels rapports avec la santé ?

NB L’idée de départ était de créer des liens entre les personnes. Une chorale a été créée en 1990, elle continue sous forme d’une association indépendante. Le CinéCharonne a commencé à projeter des films en rapport avec la santé, toujours avec l’idée d’associer le public à un "mieux vivre". Un atelier mémoire a vu le jour avec une subvention pour commencer pendant un an. Maintenant, ce groupe fonctionne de façon informelle. Il y a eu également un atelier lecture et un atelier écriture. Le Dr. Weizmann est à l’origine de la création de l’atelier souffrance au travail. Et puis, nous avons initié l’atelier cuisine. La difficulté est de trouver des personnes qui s’engagent dans la durée.

PM – Comment voyez-vous l’évolution de l’A.S.C. ?

NB Le projet de la Maison de Santé Pluridisciplinaire est évidemment très important. Mais c’est une autre étape qui me dépasse. Heureusement, le projet est porté par des personnes pleinement engagées pour la définition du fonctionnement et pour les aspects financiers. Il faut réussir à faire porter les projets par des binômes pour assurer leur continuité et permettre l’engagement des bénévoles.

 

 

En bref...

 

L'Association Santé Charonne est née en décembre 1977 à l’initiative des habitants du quartier qui ont souhaité répondre aux besoins en matière de santé, permettre l’exercice d’une médecine à l’écoute du patient dans sa globalité.

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